Accueil

Quelques idées reçues


Mon enfant n'est pas « scolarisable » ....

Il n'y a pas deux catégories d'enfants (ceux qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas) mais bien une diversité de situations à laquelle répond une diversité des parcours et des adaptations.
Ce n'est qu'au regard de difficultés constatées en équipe éducative que le directeur de l'Ecole peut vous demander de contacter la MDPH.
En ce cas, c'est l'équipe pluridisciplinaire d'évaluation et elle seule qui a compétence d'évaluer la situation, notamment scolaire de votre enfant. Rappelons que vous devez être obligatoirement entendus si vous en effectuez la demande.

Aujourd'hui, selon la loi tous les enfants sont en droit d'être scolarisés à l'Ecole dont c'est la mission


Mon enfant n'est pas « propre », Peut il tout de même fréquenter l'école ?

Aucun texte ne pose la propreté comme condition à l'inscription de tout enfant à l'école maternelle.
La propreté est un apprentissage que doivent faire tous les enfants.
Toutefois la situation de handicap peut être un frein ou une impossibilité.
Encore une fois la difficulté doit être étudiée, et des solutions doivent être proposées dans le cadre du PPS.
En aucun cas, on ne peut vous imposer d'intervenir pour ce problème pendant le temps scolaire


Mon enfant est trop fatigable... (Scolarisation réduite)

La fatigabilité peut être une des composantes de la déficience de l'enfant ou de l'adolescent.
Elle doit être prise en compte dans la formulation et la réalisation du projet personnalisé de scolarisation : contenus allégés, progression aménagée, devoirs adaptés, temps de transports réduits au plus juste (ce qui implique la recherche prioritaire de la proximité), accompagnement personnalisé.
Les aménagements d'horaires journaliers ou hebdomadaires doivent demeurer évolutifs et très argumentés.
L'argument de la fatigabilité ne doit pas être un frein à la scolarisation de votre enfant.


Il ne peut ou ne sait pas écrire, pourra t-il entrer en CP ?

Cette seule impossibilité ne peut conditionner l'entrée au CP. Il convient dans cette situation d'étudier la raison et le degré de difficulté d'écriture.
S'agit-il d'une impossibilité motrice ou bien cognitive ?
Est-ce durable ?
Une progression est-elle envisageable ?
Le recours à des aides techniques (informatique) humaines (un AVS) pédagogiques (adaptation des méthodes de l'enseignant) sont à envisager dans le cadre du PPS.
En conclusion de cette première série d'idées reçues, il convient de dire que chaque situation de handicap si particulière soit-elle, appellera des recherches de solutions, des aménagements de la part des professionnels qui accompagnent votre enfant.
Ces solutions et aménagements sont obligatoirement précisés dans le PPS et révisables autant que de besoins.
Comme ses camarades, votre enfant est en situation d'apprentissages : il ne peut tout maîtriser d'emblée.


Il ne lit pas, pourra t-il entrer en UPI ?

Il n'y a pas de niveau scolaire exigé
La circulaire 2001-035 est claire en ce qui concerne les UPI pour « des élèves présentant des troubles importants des fonctions cognitives ».
« ils offrent aux élèves la possibilité de poursuivre des apprentissages adaptés à leurs possibilités - même lorsque leurs acquis strictement scolaires sont très réduits - et cela quelle que soit l'origine de leurs difficultés : retard mental global, difficultés cognitives électives, difficultés psychiques graves...
En règle générale, l'élève doit être capable d'assumer les contraintes et les exigences minimales de comportement qu'implique la vie au collège, et disposer d'une capacité de communication compatible avec les enseignements scolaires, les situations de vie et d'éducation collectives.
Il est en outre indispensable de concevoir un projet pour des élèves dont les besoins sont suffisamment proches, afin d'assurer les meilleures conditions de fonctionnement et d'efficacité pédagogiques de l'UPI.
L'équipe éducative dans son ensemble contribue à développer les apprentissages sociaux, acceptation des règles de vie de la communauté scolaire et amélioration des capacités de communication. »
Il ne peut pas aller à l'école car il n'a pas d'AVS
La présence d'un AVS n'est pas la condition de la scolarisation. Si dans le cadre du PPS, la CDAPH a octroyé à votre enfant un temps d'accompagnement par un AVS, il incombe à l'Inspection Académique d'organiser cet accompagnement.

N'hésitez à contacter une association de votre département pour faire remonter une éventuelle absence de mise à disposition des moyens nécessaires.


L'école maternelle n'est pas obligatoire....

L'accès à l'école maternelle se fait de plein droit dans les mêmes conditions pour tous les enfants d'une commune sans aucune exception
A ce sujet, les textes sont clairs : « cette formation est entreprise avant l'âge de la scolarité obligatoire si les parents ou le représentant légal en font la demande » art 19 de la loi du 11 février 2005.


Toute personne en charge de l'enfant peut-elle saisir la MDPH ?

Seuls les parents ou le représentant légal ont le pouvoir de saisir la MDPH.
Toutefois le directeur de l'Ecole peut demander aux parents (ou le représentant légal) de saisir la MDPH.
Si dans un délai de 4 mois, le parent (ou le représentant légal) n'a pas donné suite à cette interpellation, Le directeur peut saisir l'Inspecteur d'Académie qui informera lui même la MDPH des difficultés rencontrées avec l'élève.

Nous vous conseillons de :

  • ne pas rester seuls dans le cas d'une interpellation écrite du directeur d'Ecole.
  • ne pas laisser pas passer ce délai de 4 mois (il commence à la date du courrier).
  • Utiliser le délai pour rencontrer l'enseignant référent et des représentants d'associations qui peuvent vous épauler.


Retour