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Handicap : "grave recul" sur l'accessibilité

En deuxième lecture, le Parlement a définitivement adopté, mardi 28 juin, une proposition de loi du sénateur des Pyrénées-Orientales UMP Paul Blanc, dont l'objectif est d'améliorer le fonctionnement des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Si elle ne conteste pas certains points favorables aux MDPH et aux questions de l'emploi, l'APF (association des paralysés de France), qui avait déjà alerté l'opinion publique au sujet des points sur l'accessibilité de cette proposition de loi, voit rouge.

En cause : les articles 14 bis et 14 ter de la proposition de loi, visant à assouplir une des exigences de la "loi handicap" du 11 février 2005 : l'accessibilité à 100% des bâtiments neufs aux personnes handicapées. En cas "d'impossibilité technique due à l'implantation du bâtiment" ou de "l'activité qu'il accueille", ces deux articles prévoient la possibilité de "mesures de substitution" qui sont au coeur de la contestation de l'APF.

"C'est un grave recul en arrière qui n'a pas de sens" dénonce le conseiller national en accessibilité pour l'APF Nicolas Merille. Contacté mercredi 29 juin par Le Nouvel Observateur, il déplore avant tout le non-respect du "principe de l'accessibilité universelle."

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Des logements neufs bientôt inaccessibles aux handicapés ?

C'est ce qu'on appelle un « cavalier législatif ». Dans une loi sur les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), adoptée par le Parlement le 28 juin, un article qui ne concerne pas cette structure s'est glissé entre deux paragraphes. Discrètement, il remet en cause l'exigence pour les bâtiments neufs d'être accessibles aux personnes handicapées. Une obligation qui fait débat.

Depuis six ans, l'accessibilité de ce public est devenu un principe universel en France : la loi du 11 février 2005 prévoit que les personnes handicapées puissent se déplacer sans problème en tous lieux. Elle est ambitieuse, beaucoup d'espaces sont visés : la voirie, les aménagements des espaces publics, les systèmes de transports et les bâtiments, anciens ou neufs.

L'article 14 bis de la loi Paul Blanc indique que les bâtiments neufs pourront, dans certains cas, ne pas remplir cette obligation :

« Des mesures de substitution peuvent être prises afin de répondre aux exigences de mise en accessibilité. »

Les logements construits par l'Etat ainsi que ceux, collectifs, érigés par les promoteurs, sont concernés. Les maisons individuelles des particuliers n'en font pas partie.

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